La puissance 2

Comment bien se servir du capteur de puissance pour l'entrainement?

Depuis la scientifisation de l’entrainement, les entraineurs, chercheurs se sont toujours évertués à quantifier au mieux l’effort produit par le cycliste. Comme nous l’avons vu dans un dossier précédent (voir), la puissance (watt) est la somme des différentes résistances s’opposant au cycliste lorsqu’il avance. Il y a donc plusieurs manières de déterminer ce chiffre, le calcul (qui reste relativement imprécis) et les capteurs de puissance. Ces derniers se démocratisent de plus en plus avec notamment l’arrivée sur le marché de nombreux modèles. LePower tap capteur de puissance pour cycliste capteur de puissance est perçu comme moderne et scientifique. Mais encore faut-il s’en servir à bon escient dans le cadre d’une préparation. Je m’explique, connaitre sa puissance à un instant T, n’a d’intérêt que si on la rapporte à un référentiel. Par exemple pour la fréquence cardiaque le référentiel est la Fc max, on en déduit ensuite les différentes zones cardiaques. Il en est de même pour la puissance, à lapowertap différence que ce référentiel évolue avec l’entrainement.

Le référentiel admis est la Puissance maximal aérobie (PMA). Un peu de physiologie, la PMA correspond au plus haut niveau de puissance que le système aérobie peut maintenir sur 5’-7’. Le système aérobie étant la production d’énergie (ATP) au sein des cellules musculaire grâce à l’oxygène. La PMA est la représentation mécanique de la consommation maximale d’oxygène (VO2 max). A partir de la PMA on peut déterminer toutes les zones d’intensités de travail grâce à l’échelle d’ISIE (Grappe).

Pour déterminer la PMA, il a été développé un test d’effort maximal triangulaire en laboratoire. C’est le fameux test incrémentale toutes les 2’ minutes on augmente de 30 watts. Le protocole diffère d’un laboratoire à l’autre. test srm Le sportif effectue le protocole et quand il ne peut plus suivre la puissance demandé il s’arrête. Sa PMA sera la puissance moyenne établi lors du dernier palier validé. test laboratoire déterminant performance du cycliste. L’intérêt du test en laboratoire c’est que l’on peut déterminer la VO2max si une chaine de mesure des échanges gazeux a été utilisée. L’inconvénient de ce type de test, c’est dans un premier temps les protocoles qui change d’une plateforme de mesure à l’autre, les outils utilisés qui éloignés des réalités du terrain. Le coût de ces mesures est relativement important.

La PMA peut aussi être déterminer au moyen d’un test rectangulaire (effort maximal en continu) sur 5’. Le protocole est relativement simple la consigne donnée au coureur sera :

"Tu parcours la plus grande distance possible sur 5’. Gère bien ton effort, il ne faut pas partir trop ni trop lentement pour ne pas s’écraser dans la dernière minute ».

Le capteur de puissance-cadence-fréquence enregistre la performance et grâce à une analyse on peut déterminer la PMA (moyenne puissance développé), mais aussi la stratégie de gestion de l’effort. Ce test est assez riche en information. On peut le coupler avec un test 20’ (même consigne sauf que l’effort se prolonge sur 20’).On obtiendra ainsi, une estimation de la puissance au seuil du coureur.test 5' powertap

L’avantage de ce genre de test c’est qu’il est facile à mettre en œuvre, peut être reproduit autant de fois qu’on le désir durant la saison.

L’inconvénient, c’est qu’il faut faire attention aux conditions climatiques qui doivent être similaire, utiliser la même route, faire les même protocoles d’échauffement, et demande une implication total du coureur. Tous ces paramètres peuvent influencer le résultat final. Donc peut-être un peu moins précis que les tests en laboratoire.

Le test passé, on a le référentiel, le 100%. Les intensités seront déterminées par l’échelle ISIE. D’où l’importance de faire régulièrement, car la PMA de décembre n’est pas la même que la PMA d’Avril.

Intensité De A (%PMA)
I1 30% 50%
I2 50% 68%
I3 68% 78%
I4 79% 89%
I5 89% 100%

L’intérêt de l’utilisation de la puissance comme régulateur de l’entrainement, c’est qu’il est le témoin en temps réel de l’intensité d’effort dans lequel est le coureur. Ce qui permet au coureur de réguler au plus juste son effort. C’est beaucoup plus précis que la fréquence card1aque. En effet l'inertie du système cardio-vasculaire est tel qu'il ne refléte qu'a posteriori l'effort qui à été produit. Délais de latence et intensité de la réponse variable avec l'entrainement, l'etat de forme et l'état psychologique.

En conclusion

L'utilisation de capteurs de puissance est intéressante notamment dans les efforts intenses I3-I4-I5. Il permet de réguler au plus juste l’entrainement. Mais il faut faire des tests PMA régulièrement pour que les intensités soient bien réglées. Comme tous les bons outils il ne faut pas en abuser. Et surtout, le coureur doit faire attention à ce qu’il ressent, ça doit lui permettre de mieux reconnaitre les zones d’intensités dans lesquels il est en course.